Cette étude propose d’analyser les parcours scolaires et les trajectoires professionnelles des jeunes femmes et des jeunes hommes issus des Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) (y compris en termes de métiers occupés), tout en identifiant les facteurs explicatifs des disparités. Une attention particulière sera portée à l’effet de la parentalité sur les trajectoires des jeunes femmes originaires de ces quartiers comparativement à celle de leurs homologues masculins issus de ces territoires, mais aussi à leurs consœurs (et confrères) résidant en dehors des QPV au moment de leur dernière année de formation initiale. Comment la présence d’enfant(s) affecte-t-elle leurs débuts dans la vie active ? Les naissances précoces constituent-elles un obstacle à la poursuite des études, et concourent-elles à un accroissement des difficultés d’insertion professionnelle pour les femmes de ces quartiers ? Ces difficultés sont-elles accentuées par la monoparentalité ou l’origine sociale et migratoire ?

Équipe

Équipe Céreq

Département Entrées et Evolutions dans la Vie Active (DEEVA)
Elsa PERSONNAZ, Arthur Félix SAWADOGO

2025 > 2026
Ce qui sera fait

L'étude constate que les jeunes femmes originaires des QPV quittent en moyenne le système éducatif avec un niveau de diplôme plus élevé que les jeunes hommes issus de ces mêmes quartiers. Cet avantage est particulièrement marqué au niveau du premier cycle de l’enseignement supérieur, où les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à détenir un diplôme de niveau bac +2/3/4. Il apparait en revanche moins prononcé dans le second cycle de l’enseignement supérieur.

Malgré ce niveau de diplôme plus élevé, les trajectoires professionnelles des jeunes femmes des QPV au cours des six premières années de vie active demeurent marquées par des difficultés accrues d’accès à l’emploi, et plus spécifiquement à l’emploi stable. Les écarts observés entre femmes et hommes sur le marché du travail se creusent encore avec la parentalité, qui concerne plus tôt et plus fréquemment celles résidant en QPV.  La forte proportion de mères isolées dans les QPV peut expliquer en partie cette pénalité plus prononcée.

2024 > 2025
Ce qui a été fait

Cette étude se base sur une exploitation des données de la ré-interrogation en 2023 de l'enquête Génération 2017. Une première version est prévue pour décembre 2025 pour une publication dans un Céreq Echanges (dans le cadre de la valorisation des projets du groupe d'exploitation créé autour de la ré-interrogation en 2023 de la Génération 2017).