La recherche porte sur les spécificités, les contours et les modalités de reconnaissance des activités assurées par les professions intermédiaires (PI), ainsi que sur l’évolution de ces différents aspects, dans un contexte de mutations où le travail se transforme fortement et rapidement. L'objectif est d’apporter des éléments de réponse et d’éclairage à 3 grands axes de questionnement : les PI présentent-elles toujours des spécificités en termes de rôles professionnels, de postures et de compétences par rapport aux autres catégories socio-professionnelles, alors qu’on assiste à une transformation importante du travail et de son organisation ? Si les techniciens et les salariés des PI ont, alors même que le travail se transforme, des contributions et des professionnalités encore spécifiques, dans quelle mesure celles-ci sont-elles reconnues sur leur lieu de travail ? Comment pourrait-on assurer ou tendre vers une meilleure reconnaissance des salariés des professions techniciennes et intermédiaires ? En quoi et à quelles conditions les transformations du travail pourraient-elles représenter à ce titre des opportunités ?
Équipe
Équipe Céreq
Département Travail, Emploi, Professionnalisation (DTEP)
Jean-Paul CADET, Samira MAHLAOUI
Département Formation et Certification (DFC)
Alexandra d'AGOSTINO, Camille STEPHANUS
Également
LISEC
Caroline CALBA, Jean-Luc DENNY, Brigitte PAGNANI
Autres partenaires
- Université et autre établissement de formation
Commanditaires
- Autre type d'organisme
2025 > 2026
Ce qui sera fait
Les travaux ont pour l’instant permis de produire un premier état des lieux quantitatif et qualitatif des professions intermédiaires. Une exploitation des enquêtes Emploi de l’Insee et Formation Employeur du Céreq a été réalisée afin d’analyser les évolutions des effectifs, des profils sociodémographiques, des niveaux de qualification, des secteurs d’activité et des pratiques de formation de ces professions. Parallèlement, une phase d’enquête qualitative a été engagée à travers des entretiens de cadrage auprès de représentants syndicaux, responsables RH, encadrants et salariés. Trois terrains d’étude ont été investigués : les chargé·es de projet dans le secteur de l’énergie, les enseignant·es artistiques de la fonction publique territoriale et les chargé·es de clientèle particuliers dans le secteur bancaire. Les premiers résultats mettent en évidence les effets des transformations organisationnelles, numériques et réglementaires sur les activités, les compétences mobilisées et les formes de reconnaissance professionnelle. Ces analyses ont également permis de dégager plusieurs hypothèses et pistes d’investigation qui guideront les enquêtes de terrain approfondies prévues dans la suite du projet.
2024 > 2025
Ce qui a été fait
Nous mobilisons une série d’enquêtes Emploi récentes de l’Insee, afin de dresser un état des lieux chiffré sur la situation et l’évolution des professions intermédiaires. Ensuite, nous étudions les grilles de classification des branches, des entreprises et de la fonction publique qui sont concernées par la recherche, afin d’identifier et de confronter les appellations retenues, les seuils d’entrée utilisés et les modalités de reconnaissance salariale et professionnelle pratiquées dans ces dispositifs pour les métiers étudiés. Enfin, et principalement, nous préparons des enquêtes monographiques par entretiens et par observations de situations de travail.
Valorisations
Mahlaoui S., Cadet J-P (2025), Présentation du projet et contexte de réalisation de l’étude sur les professions intermédiaires (PRISM), Journée des chargé.es d'études Céreq et des centres associés, 31 mars 2025 .
Cadet J-P (2025), Intervention aux Rencontres d'Options dédiées aux professions intermédiaires, le 30 janvier 2025 (Professions intermédiaires 1/3 - L’angle mort du salariat)